mercredi 26 septembre 2007

Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes...


Dans une lettre ouverte au Président de la République les syndicats de l'éducation (enseignants, lycéens, étudiants) s'unissent pour alerter du danger que représenterait la mise en place d'un système éducatif à plusieurs vitesses. Aujourd'hui de trop nombreux jeunes quittent ce système sans aucune qualification (120000 par an). Nous sommes loin des objectifs de Lisbonne sensés nous conduire vers une économie de la connaissance. Nous avons besoin pour les atteindre d'une politique ambitieuse en matière d'éducation... plus ambitieuse que celle qui se dessine actuellement.

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mardi 25 septembre 2007

L'aristocratie patrimoniale : une nouvelle classe sociale ? (2)


Middle class
Originally uploaded by VLKR.
Dans Les classes moyennes à la dérive, Louis Chauvel dresse un portrait peu reluisant de l'avenir qui s'offre à nous, les gens du milieu. Sombrer dans le déclassement social, ou survivre dans l'aristocratie patrimoniale... drôle de choix.


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lundi 24 septembre 2007

Mettre un mot pour un autre c'est changer la vision du monde social

Ce matin sur France Inter, Jean-Pierre Raffarin était l'invité de Nicolas Demorand. Il est revenu longuement sur la situation financière de la France suite aux quelques mots "maladroits" prononcés par François Fillon en fin de semaine dernière. Je ne reviendrai pas ici sur les imprécisions économiques dont à fait preuve l'ex Premier Ministre, mais sur son point de vue sur la politique française, qui s'attache trop aux querelles de mots, et pas assez au débat d'idée, selon lui. C'est assez intéressant qu'un homme politique dise y-en-a-marre-de-jouer-sur-les-mots, alors que la politique c'est justement ça, utiliser des mots pour faire passer des idées. Sans mots, pas d'idées, puisqu'il serait impossible de les nommer. Bref, cette bizarrerie Raffarinesque me renvoit en échos des paroles prononcées avant ma naissance par Pierre Bourdieu :
Si le travail politique est essentiellement un travail sur les mots, c'est que les mots contribuent à faire le monde social. En politique, rien n'est plus réaliste que les querelles de mots. Mettre un mot pour un autre c'est changer la vision du monde social, et par là, contribuer à le transformer.
Extrait d'un entretien avec Didier Eribon, Libération, 19 octobre 1982.

mardi 18 septembre 2007

L'aristocratie patrimoniale : une nouvelle classe sociale ? (1)


N'ayons pas peur d'être schématique, c'est parfois plus utile pour comprendre. Sociologues confirmés, passez votre chemin, sinon je risque des volées de bois vert. En sociologie, il y avait jusqu'à un temps pas si ancien deux grandes façons de percevoir la réalité sociale (enfin c'est plus compliqué que cela, mais partons du commencement).

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lundi 17 septembre 2007

Etre cheminot, c'est pas ce que vous croyez...


Dans une autre vie, j'ai été cheminot. Si, si, je faisais des trous dans les billets, y a pas de sots métiers, comme disait Gainsbourg. Pour payer ses études, c'est bien pratique, croyez-moi. Alors quand j'ai lu, dans l'édition du Monde daté du 18 septembre, un article sur les conditions de vie des cheminots, ma fibre ferroviaire s'est fait sentir. Ceux qui m'aiment prendront le train, parce qu'ils savent justement que le train, c'est mon dada. Je ne résiste pas à l'envie de copier-coller cet article (je sais, c'est mal), mais voilà, j'en ai marre des "les cheminots, tous des cégétistes staliniens accrochés à leur prime d'escarbille[1] comme des berniques à leur rocher". Paroles de cheminots, vieillis, usés, fatigués, pas forcément syndicalistes, mais qui veulent avoir leur mot à dire dans la discussion qui va s'ouvrir dans les jours qui viennent, à propos de leur régime de retraite.

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jeudi 13 septembre 2007

Sociologie de la communication politique

Je suis sûr de rameuter du monde sur le blog avec une note au titre si aguicheur. Le tiers de mes potes vénèrent la sociologie par dessus tout, l'autre tiers bave dès que ça cause de communication (voire en ont fait leur métier), et le derniers tiers contient ceux qui ne pourraient concevoir leur vie si la politique n'existait pas. Y en a même un ou deux qui conjugue com et politique à la fois. Je vais en faire des heureux, parce que sur le tas, ils sont peu à lire régulièrement ce merveilleux site qu'est liens socio. Ce site, c'est la crême de la crême des sites francophones consacrés à la socio (avec les classiques des sciences sociales, il faut reconnaître que nos cousins québécois sont trés forts aussi). Il diffuse régulièrement des fiches de lecture et l'une d'entre elles est consacrée au Repères publié par Philippe Riutort aux éditions La Découverte. Rédigée par Igor Martinache, jeune agrégé de sciences économiques et sociales et par ailleurs contributeur assidu des Libres échanges de l'Humanité, cette note de lecture a le mérite d'être courte et précise : n'attendez plus, lisez la !
Et si vous avez un peu plus de temps, un petit tour sur Acrimed pour lire une critique et des morceaux choisis du livre.

mercredi 12 septembre 2007

La cour des comptes et les niches sociales

Vite fait, comme ça en passant, je vous conseille un article sur le site de l'Express à propos du rapport de la Cour des Comptes sur les "niches sociales". Les niches sociales sont toutes ces exonérations de charges sociales sur des revenus liés à l'activité tels que les stock-options, les intéressements, etc. Le rapport précise que, sur les seuls dispositifs d’association des salariés aux résultats de l’entreprise, les éxonérations de charge représentent un manque à gagner de près de 8 milliards d'euros... Et le journaliste de l'Express de comparer ce chiffre avec les 850 millions d'euros que la mise en place des franchises médicales devraient apporter. Pour coller à l'actualité chaude, je préfère les comparer avec les 3 à 4 milliards de déficits des régimes spéciaux de retraites. Qui est le vilain qui a rappelé que les Golden parachute et autre Golden hello étaient exonérés ???

mardi 11 septembre 2007

Y a du boulot !

Désolé pour ce passage à vide. J'ai pourtant bien quelques notes qui me trottent dans la tête, des envies de lecture, des lectures déjà faites et des envies d'en parler. Mais le temps me manque. Le métier de prof est un métier prenant, et la rentrée n'est pas la période la plus propice pour la rédaction de billets sur les blogs (en ce qui me concerne, parce que je vois bien que certains sont rentrés de leurs vacances en pleine forme). Alors s'il vous plait, ne supprimez pas tout de suite le fil RSS dans votre agégateur (ou "syndicateur", je ne sais pas). Il va bientôt reprendre vie, mais il faut lui laisser le temps de s'habituer à sa nouvelle situation.