Coupure réseau !
Plus de net pendant deux semaines, voilà ce qui explique le silence radio sur le blog.
A très bientôt, pour les nouvelles aventures de Pif et Hercule.
économie, sociologie, politique : éléments pour tenter de comprendre
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Une semaine après, qu'en est il ?
Le fossé entre 18-24 et 25-34 est assez impressionnant. Les tendances se renversent d'une génération à l'autre. On pourrait voir ici un effet de génération, notamment la génération marquée par le 21 avril 2002 et le CPE. Un effet de génération entraîne des différences entre cohortes de population en fonction du contexte sociologique, économique et politique : génération 68, génération mitterand, génération CPE ?
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Tags Chauvel, science politique, Sociologie
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Tags science politique
Pourquoi l'opinion publique n'existe pas
Les sondages supposent que tout le monde peut avoir une opinion sur tout. Ils surestiment à la fois l’intérêt et la compétence des personnes interrogées, et posent aux gens des questions qu’ils ne se posaient pas, et qu’ils n’avaient pas l’intention de se poser parce qu’elles ne les intéressent pas. Ils exercent par ailleurs un effet d’imposition de problématique par la formulation des questions. Ils amènent les personnes interrogées à se poser les problèmes dans des termes différents de ceux qu’ils auraient eux-mêmes utilisés. En agrégeant toutes les réponses, on leur accorde non seulement la même intensité mais également le même poids social alors qu’elles ne pèsent pas de la même manière. En supposant que toutes les opinions se valent, on oublie que chaque opinion dépend de la manière dont les gens s’insèrent dans les différents réseaux de sociabilité en fonction de leur âge, de leur sexe, ou de leur milieu professionnel.

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Tags science politique, Sociologie
Pour comprendre les tenants et les aboutissants des programmes des candidats et des projets de société qu’ils proposent, il me paraît indispensable de chercher leurs sources. Si Ségolène Royal a très clairement indiqué son désir de s’inspirer des recettes des social-démocraties nordiques (Danemark, Suède, Finlande), et s’est entourée de spécialistes comme Dominique Méda, Nicolas Sarkozy n’est jamais explicite, il masque derrière la communication politique le fait que ses idées viennent pourtant de quelque part. Il est d’ailleurs très fort, on doit lui reconnaître cela : il parvient à convaincre que ses idées découlent de ses valeurs personnelles, mettant en avant sa propre personnalité et non le courant idéologique qu’il incarne. Il parvient également à sortir du clivage gauche/droite des thèmes qui sont, justement, profondément marqué par ce clivage. Mercredi soir, à plusieurs reprises, il a expliqué : «Madame Royal, vous allez être d’accord avec moi, ce thème n’est ni de droite, ni de gauche, il doit faire l’objet d’un consensus dans la société moderne qui est la notre» : sous-entendu, il n’y a qu’une voie possible, et si vous n’êtes pas d’accord, c’est que vous êtes archaïque. Pourtant il s’agissait d’enjeux tels que l’éducation, la fiscalité, et notamment les droits de succession. Pour comprendre, rien de tel qu’une petite plongée dans la pensée de quelques auteurs incontournables : Friedrich Hayek et John Rawls.
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Tags économie, justice sociale, pays nordiques, royal, sarkozy, Sociologie

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La télévision française, dans ce qu'elle a de plus moche, va encore battre des records ce soir. TF1 va diffuser mardi en deuxième partie de soirée un reportage intitulé "Une enquête sur la France qui triche". On croirait voir une illustration commandée par le candidat Sarkozy pour un de ces meetings : "vous savez, je vais vous dire, moi je ne veux pas être le Président des assistés, des feignants, je ne veux pas être le Président de la France qui triche, je veux parler à ceux [dont les ouvriers] se lèvent tôt, ceux qui paient leurs impots, ceux qui ne trichent pas...". Diviser pour mieux régner, mettre dos à dos deux France pour mieux asseoir son pouvoir.
Faux chômeurs, RMIstes fraudeurs et malades imaginaires
Le sous titre de l'émission "Faux chômeurs, RMIstes fraudeurs et malades imaginaires" laisse croire qu'une armée de mauvais français - voire pas toujours français, suivez mon regard - suce le système jusqu'à la moëlle, responsable de l'effondrement de tout ce qui fait la solidarité dans notre pays. Ils seraient des "centaines de milliers" nous dit on sur tf1.fr !!! Vous vous rendez compte ? Votre voisin, votre cousin, tout le monde a bien un beau frère du neveu d'un collègue qui triche pour avoir les assedic, mais oui bien sûr. Mais sont ils vraiment des centaines de milliers ? Comment Charles Villeneuve a-t-il bien pu les compter ? Mais puisqu'on vous le dit sur la Une, c'est que c'est sûrement vrai !
Mardi nous serons à 24 heures du débat qui oppose les deux prétendants à la Présidence, à 5 jours du scrutin. C'est gros, mais ça va passer. Combien de Français vont éteindre leur poste mardi à minuit, et partir se coucher avec dans la tête la force de ces images ; celles d'un pauvre type, complètement marginal, qui se croit malin d'exploiter les failles d'un système conçus pour permettre la prévoyance, la solidarité. "Et si l'on rajoute tous ceux qui se complaisent dans l'inactivité, même sans frauder, tu te rends compte ?"
Aucun système n’est infaillible
1 102 200 allocataires touchent le RMI en France, ce revenu de transfert s'élève à 440.86€ par mois pour une personne seule. Le seuil de pauvreté en France est fixé aux alentours de 650€. A-t-on vraiment un désintérêt à travailler en France ? Peut-on réellement penser se complaire avec un revenu comme le RMI ? Y a-t-il vraiment plusieurs centaines de milliers de personnes qui trichent au RMI ? Aucun système n’est infaillible. Je n’ai pas la naïveté de croire tous mes concitoyens honnêtes, je sais que de telles pratiques existent, qu’il faut les combattre. Mais le fond du problème ne serait-il pas plutôt le caractère profondément inégalitaire de notre société ?
Je vais comparer l’incomparable, je sais, c’est mal : le RMI « coûte » près de 5 milliards d’euros chaque année à l’Etat français. La fraude au RMI probablement quelques millions. 5 milliards d’euros, c’est environ la valorisation boursière du CAC40 en... 3 jours (si l’on regarde sa progression en moyenne depuis le 1er janvier 2007). Tous les trois jours, les actionnaires du CAC40 ont vu leur patrimoine total augmenter de 4 à 5 milliards d’euros.