mercredi 14 novembre 2007

Du bon usage des mots en temps de grèves

On oublie souvent le pouvoir des mots. En ces temps de mouvements sociaux, il est toujours bon de relire cet article paru sur Acrimed en 2003, plus que jamais d'actualité.

>>> Lexique pour temps de grèves et de manifestations


Toujours à propos des grèves, il y a quelques mois je publiais deux notes sur le droit de grève et le service minimum que l'on peut toujours lire ici et .

Pour relire ma note sur la valeur des sondages d'opinion, c'est par ici.

A noter également la création par la SNCF d'une page spécialement dédiée aux divers Powerpoint et documents qui circulent dans vos boites mails pour dénigrer l'entreprise et ses salariés : halte aux idées reçues. J'avais d'ailleurs relayé un article paru dans Libération (et qui ne doit plus être librement accessible à présent) mais que vous pouvez relire ici sur la pénibilité du travail de cheminot.

Plus que jamais, il est impératif d'exercer votre esprit critique à l'égard des raccourcis journalistiques et des élans de "bon sens" tellement tentant et courant ces jours-ci.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

A propos de l'usager de la grève "pris en otage", j'ai aussi particulièrement apprécié cet article :

Démystifier l'usager

Selon son auteur, qui s'appuie sur Roland Barthes, l'usager de la grève est un simple mythe, qui n'existe pas... la démonstration vaut le détour !

profmilitant a dit…

excellent lexique, attention pierre mene la bataille culturelle :-)

Anonyme a dit…

Halte aux idées reçues effectivement ! Egalement sur la pénibilité :

"SNCF : une meilleure espérance de vie que le reste de la population"

http://www.ifrap.org/6-actualite/logifrap/$vigilance.htm#20/11/07

Pierre Maura a dit…

Je me suis toujours méfié des groupuscules de droite extrême. D'ailleurs je n'arrive pas à trouver le document source cité par l'Ifrap (qui date de plus de 8 ans, au passage). Je rappelle que l'Ifrap est composé de 4 gugus proche de Liberté Chérie, Liberté Chéire qui elle-même se dit en adéquation avec le programme du FN quant aux questions d'éducation, de fiscalité, et de vision du syndicalisme français.

Je remarque que dans les chiffres avancés par l'Ifrap, les agents d'éxecution ont bien une esperance de vie inférieure à la moyenne nationale.

Les régimes spéciaux posent la question de l'existence d'un traitement différencié des personnes dont les espérances de vie diffèrent beaucoup selon les métiers. Le nivellement par le bas est il la meilleure des solutions ? Je ne le crois pas, je pense que c'est une solution de facilité.

On prétend faire oeuvre d'équité et de justice sociale en voulant mettre tout le monde au même tarif. C'est précisément le contraire. L'équité ce n'est pas faire la meme chose pour tout le monde, ça c'est l'égalitarisme. L'équité c'est traité les individus de manière différenciée pour à la fin tendre vers une égalité des situations, car on sait que l'égalité des chances n'existent pas.