jeudi 7 février 2008

Jedi's links [3]

Cette semaine, glané ça et là sur la toile :

Via le café pédagogique, Que peut apporter aux enseignants la pensée d'Edgar Morin ? par Jacques Nimier (PedagoPsy.eu)

De l'académie de Platon à la Star Academy, par Michèle Narvaez (Sens public). J'ai connu un Monsieur Narvaez il y a quelque temps, mais je ne sais pas s'il y a un lien avec l'auteure de cet article.

La flexibilité danoise n'est pas seulement la flexibilité des contrats de travail
, par Alain Lefebvre (Sociétés Nordiques)

Deux notes bien senties sur Ceteris Paribus :
Au nom du people français
Le crime du 4 février

Les jeunes n'aiment pas l'entreprise ? ou comment ceux qui le pensent sont aussi ceux qui prouvent le contraire... par Olivier Bouba-Olga

Il n'y aura pas de billets dans les quinze prochains jours, pour cause de vacances bien méritées. Alors pour en savoir plus sur ma destination :

L’Argentine ou les limites du système de gouvernance financière internationale, par Guislaine Guiran (Melchior)

3 commentaires:

Manuel a dit…

Encore l'Argentine ? 15 jours ? ...y en a qu'on de la chance....Tu veux que je pose la question à Jean ?

Pierre Maura a dit…

Encore l'Argentine, mais ce coup ci je vais faire un petit tour dans le sud du pays.

Pour la question à Jean, si tu le croises, n'hésite pas !

David Mourey a dit…

Bonjour cher collègue,
Un petit commentaire sur l’article cité d’Olivier Boba-Olga. Cette question relative au fait que les jeunes ont une opinion positive ou négative de l’entreprise, question qui n’est pas vraiment pertinente, ne doit pas permettre d’éluder le débat sur certaines question fondamentales en ce qui concerne l’enseignement de l’économie au lycée. Je vais répondre en élargissant le champ de la discussion.
Il me semble par exemple, que l'article d'Hélène Rey récemment publié dans Les Echos traduit le sentiment non-exprimé de nombreux chercheurs en économie comme l’indique Etienne Wasmer. Il mérite donc un débat. S’interroger et repenser l’enseignement combiné de la microéconomie et de la macroéconomie au lycée est un devoir pour les professeurs des sciences économiques et sociales en lycée. S’interroger et repenser l’enseignement des places respectives du marché et de l’Etat dans une économie moderne, au lycée, est également un devoir pour les professeurs de SES en lycée.
Il en est encore de même sur la question de l’entreprise dans les programmes de SES, question en partie liée à celle des places respectives de l’Etat et du marché dans le fonctionnement des économies de marché, le débat est tout aussi difficile. Nonobstant, on en peut plus se contenter de répondre que nous faisons déjà tout convenablement et que les critiques qu’y portent sur ces aspects de nos programmes ne sont ni cohérentes, ni pertinentes. Je crois qu’il convient d’aborder la question avec sérieux et ouverture d’esprit avec nos contradicteurs et voir ce que nous pouvons changer. Non pas pour faire plaisir, mais tout simplement pour rendre mieux compte de cette réalité économique et sociale que nous devons présenter aux élèves.
C’est bien dans cette optique, que j’organise, lundi 21 avril 2008, Salle Médicis, au Palais du Luxembourg un colloque intitulé « Quel enseignement de l’économie au Lycée ? », « Vertus et infortunes des sciences économiques et sociales ».
Pour plus d’information, vous pouvez suivre le lien : Enseignement de l'Economie au Lycée: Programme du colloque du lundi 21 avril au Palais du Luxembourg. http://democratieetavenir.over-blog.com/
Il y aura d’ailleurs la table ronde numéro 2 pour débattre de la question des places respectives du marché et de l’Etat dans une économie moderne et a table ronde numéro 3 pour débattre de la de l’entreprise dans les programmes de SES, lundi 21 avril 2008.
J’ajoute, de surcroît, que l’enseignement de l’économie au lycée s’inscrit souvent dans le cadre de l’enseignement de SES qui combine de nombreuses disciplines distinctes pour l'enseignement universitaire (science économique, sociologie, science politique,…) avec la volonté affirmée par les fondateurs d’en faire une seule. C’est en fait le principe historique de l’unicité des sciences sociales, caractéristique de l’Ecole des Annales et pilier intangible et indiscutable pour quelques collègues des SES réunis au sein de l’Apses, association des professeur de SES.
Je suis professeur de SES en lycée, j’aime beaucoup ce que je fais, mais il me semble qu’on ne peut qu’admettre la grande prétention qui peut nous être opposé à vouloir parler d’autant de sujets en même temps à de si jeunes personnes.
Malgré la volonté de rigueur, je ne crois pas que nous puissions atteindre la rigueur espérée. En tout cas, il me semble normal, en démocratie (dont nous enseignons les principes à nos élèves), d’accepter de discuter avec nos critiques de ce sujet e d’autres encore. Les critiques ne sont pas toujours agréables à entendre, pourtant, point de progrès sans acceptation des critiques.
Je ne partage pas du tout le point de vue selon lequel, pour pouvoir légitimer notre enseignement inter-multidisciplinaire comme des économistes renommés et respectés, croisent les regards disciplinaires dans leurs travaux de chercheurs comme D.Cohen, JP.Fitoussi, P.Cahuc, P. Askenazy, E.Maurin,…, nous pouvons le faire aussi.
Cela n’a rien à voir avec ce que nous faisons. Ces personnes sont des chercheurs de haut niveau et lorsqu’ils croisent les regards, ils le font sous la contrainte du respect des méthodes scientifiques disciplinaires. Cela nous ne pouvons absolument pas le faire. Cela ne veut pas dire que nous devons abandonner notre discipline, mai cela exige de s’interroger ouvertement et sans préjugés sur nos critiques afin de sortir par le haut des controverses. Le débat est une condition nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie.
Sinon, on peut remercier Olivier Bouba-Olga pour ses billets sur la défense des SES et ton implication dans le débat sur l’enseignement de l’économie au lycée…, débat en cours.
David Mourey
Démocratie, Economie et Société
http://democratieetavenir.over-blog.com/