mercredi 10 octobre 2007

"Je ne crois pas en l'autorité"

Un billet un peu particulier aujourd'hui pour conseiller la lecture d'un texte rédigé par Claudia Renau, professeur de géographie à l'IUFM de Paris. Derrière le titre un brin provocateur se cache quelques paragraphes qui valent la peine d'être lus.

On assimile souvent "un bon prof" à "un prof autoritaire qui sait se faire respecter des élèves". Je reste convaincu, et j'espère que mon expérience me confirmera dans cette pensée, que l'on peut se faire respecter des élèves sans faire preuve d'autoritarisme. Je suis loin d'être un "soixante-huitard", croyez-moi (j'étais loin d'être né en 68), mais pourtant je suis sûr qu'un "bon cours", c'est un cours où l'on a pas eu besoin de faire usage de son autorité. Bien sûr ce texte est à mettre en parallèlle avec un autre texte de Claudia Renau : Conseils à un jeune collègue qui revient sur les règles à établir pour le bon fonctionnement d'une classe.

Pas besoin d'être prof pour lire ce texte, et j'ai envie de dire bien au contraire. Même s'il s'adresse aux jeunes profs en particulier, sa lecture peut être intéressante pour tous ceux qui sont amenés à communiquer avec des jeunes. N'oublions jamais qu'une société qui "marche" c'est une société qui sait parler à sa jeunesse.

4 commentaires:

filipe de oliveira a dit…

Premièrement, il faut commencer par définir les termes du débat. Tout le monde est contre "l'autoritarisme". Je ne connais aucun prof qui se défini comme despote ou autoritaire. Ne dénonçons pas des principes abstraits mais jugeons des pratiques.
Ensuite, il faut comparer ces pratiques à des situations comparables. On ne fait pas cours de la même manière à 22 ou 35 élèves. On ne fait pas cours de la même façon en collège, en 2de et en Terminale. Les profs de lycée peuvent faire la leçon aux profs de collège, mais ils n'ont pas le même public. Gardons nous donc de juger les autres à partir de sa propre situation (taille de la classe, type d'établissement, localisation géographique...).
Enfin, un jeune prof est souvent mis plus à l'épreuve qu'un plus ancien. Il doit davantage affirmer son autorité à la fois vis-à-vis de lui-même (il doit se convaincre qu'il est un bon prof, être sûr de lui) et des élèves.

Pierre M a dit…

@filipe de oliveira
Je suis un peu surpris par ce commentaire. Les termes sont clairement définis dans l'introduction des textes, nul part il n'est question de jugement des profs de college par ceux du lycée - ou inversement d'ailleurs - et il est incontestable qu'un jeune prof ne peut agir de la même façon qu'un ancien, c'est d'ailleurs le propos de l'auteur lorsqu'elle rédige "Conseils à un jeune prof".
Bref, on enfonce des portes ouvertes, et je commence à douter du fait que vous avez lu les textes de Renau...

Anonyme a dit…

pource qui est déduquer l autorité sert à masquer l' incompetence.

Anonyme a dit…

je ne comprends pas trop l'intérêt des textes de Renau dont les insuffisances reposent me semble t'il sur l'imprécision du vocabulaire . L'autoritarisme est l'opposé de l'autorité, celle ci repose sur la compétence qui donne une légitimité permettant à l'enseignant (qui aujourd'hui ne peut plus se reposer sur son statut comme au 19ème) de ne pas faire preuve d'autoritarisme .
Cette imprécision donne des arguments à tous les partisans du retour à un pseudo ordre moral qui au nom de l'autorité prône en réalité un autoritarime dangereux et inutile .


félicitation pour le blog, passionnant et toujours d'actualité, je l'ai conseillé à mes élèves