jeudi 23 octobre 2008

Fin des retraites par capitalisation en Argentine

Après les décisions prises au Royaume-Uni, des décisions tout aussi marquantes sont prises en Argentine par la Présidente Cristina Kirchner. Le système de retraite par capitalisation géré par les fonds de pension privé va disparaître, et sera progressivement remplacé par un régime de répartition géré par la puissance publique. Cela n'est pas sans poser des problèmes financiers puisque les dix fonds de pension qui assuraient jusqu'à maintenant la gestion du système de retraite sont les principaux investisseurs institutionnels (les fameux zinzins) du pays.

C'est à lire dans Le Figaro :
L'Argentine nationalise son système de retraite

4 commentaires:

Cimon a dit…

Je ne vois pas dans l'article que le système de retraite soit dorénavant par répartition (public, oui, par répartition, j'ai dû rater une ligne).

;-)

Observons qu'on peut imaginer un système par répartition privé et un système par capitalisation public.

Pierre Maura a dit…

La dépêche AFP
"Nous adoptons cette décision dans un contexte international où les principaux pays du G-8 et d'autres mettent en œuvre une politique de protection des banques. Nous, nous protégeons nos retraités et nos travailleurs", a déclaré la présidente Kirchner peu après avoir présenté le projet de loi prévoyant le transfert du système par capitalisation à un système public par répartition.

Antoine a dit…

Je pense, comme Cimon, que l'auteur de la depeche AFP confond systeme de retraite public et systeme en repartition. D'apres les articles de la presse anglo-saxonne, il s'agit bien d'une nationalisation des actifs des fonds de pension privés.
D'ailleurs, cela n'aurait pas grand sens d'annoncer la fin des retraites par capitalisation: l'Etat ne va pas detruire le stock de capital accumulé!
Mais d'une certaine facon les retraites par repartition ne sont que de la dette implicite de l'Etat et l'Argentine est peut-etre en train de nationaliser les fonds de pensions sans emprunter et donc sans augmenter sa dette explicite. Ce serait assez sioux comme politique!

nicolas a dit…

la logique de l'histoire n'est donc pas le libéralisme triomphant...à bon entendeur...